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François Delarozière : Machine à émotions

Actualités François Delarozière : Machine à émotions
Directeur artistique de la compagnie La Machine, ses créatures géantes mises en scène dans des spectacles de rue lui ont apporté une renommée internationale. Il propose un projet d’envergure à Toulouse avec la halle de la Machine. Décryptage d’un univers onirique.

Le minotaure, l'araignée qui ont déambulé dans Toulouse du 1er au 4 novembre 2018 ou bien encore le cheval dragon et le grand éléphant de Nantes sont quelques-unes des machines sorties de son imagination. Artiste inspiré par la nature et le monde vivant, il invente des objets mécaniques et les met en scène dans des spectacles monumentaux sur l'espace public. Il participa à forger la renommée internationale de la compagnie de théâtre de rue Royal de Luxe -« une partie de (son) histoire ». Aujourd'hui, à 55 ans, François Delarozière est chef d'orchestre de la compagnie La Machine, avec laquelle il multiplie les projets. Son installation à Toulouse sonne enfin, près de dix ans après le lancement du projet de la halle de La Machine à Montaudran. Au terme de longues discussions entre la compagnie et Toulouse Métropole, la compagnie exploitera la halle pendant dix ans.
D'abord sympathique, détendu, il parle du projet avec assurance et simplicité, maniant parfaitement l'art de présenter « cette nouvelle aventure qui commence » comme on raconte une belle histoire, tout cela avec une pointe d'humour.
 

Émotion et fascination

Sous la grande halle de 5 200 m2 qui se dresse le long de la piste historique de l'Aéropostale, une collection d'objets vivants manipulés par des machinistes évoluera sous les yeux du public. Toute une écurie de machines, des plus impressionnantes ( le Minotaure, l'araignée) aux plus petites mais tout aussi curieuses, conçues pour les précédents spectacles. François Delarozière invite le public à « venir se frotter aux machines, sentir leur odeur, embarquer dans le monde de la Machine ». Un univers créatif singulier... Tout commence par quelques traits de crayon jetés sur le papier pour dessiner le squelette de la créature. Le bureau d'études affine la maquette, les sculpteurs et techniciens poursuivent le processus de fabrication jusqu'à ce que la machine s'anime. Les mécanismes restent à la vue du public, ça fait partie du spectacle... Émotion !

Accompagner le projet urbain

À l'extérieur, le Minotaure foulera l'ancienne piste de ses 47 tonnes, redonnant vie à ce site mythique où est née l'épopée de l'aéronautique civile  et futur quartier de l'innovation. « Le projet de la Machine est intimement connecté au projet urbain dessiné par l'urbaniste David Mangin ». La compagnie prévoit également des « passerelles » avec l'Envol des Pionniers qui ouvrira sur le site en décembre. « Notre imaginaire se nourrit déjà de l'industrie aéronautique », témoigne-t-il, citant à l'appui une de ses précédentes inventions : l'Aéroflorale II, une serre volante. « Dans notre démarche artistique, le rêve rejoint l'industrie. Les deux se nourrissent ». Et la formule émerveille partout où la Machine passe... Cette opération ambitieuse fera ainsi rayonner Toulouse. On viendra de loin découvrir ces créations extraordinaires.
L'aventure a commencé le 1er novembre 2018 avec l'opéra de rue "Le Gardien du Temple", qui a mis en scène le mythe du Minotaure dans le centre-ville de Toulouse. Il a fait rêver  800 000 à 900 000 spectateurs à Toulouse.

 

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